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Je finis mes notes de l'étranger par sans doute la note la plus courte que j'ai faite. J'ai pas grand chose à dire sur Delhi, la capitale bouillonnante de l'Inde. J'ai pas eu le temps de m'y attarder, mais la pollution, le bruit, la moiteur (je transpire rien qu'à taper sur un clavier à 21h !...), la vie grouillante, la circulation... Tout ceci n'est pas très attrayant, surtout pour quelqu'un qui n'est pas fan des grandes villes.
Là encore comme partout en Inde, les contrastes sont saisissants comme par exemple ce métro flambant neuf qui côtoie les charrettes à bœufs comme moyen de transport.
Donc une journée à Delhi est pour moi suffisante. Je ne m'attarderai pas plus. De toute façon, je ne peux pas m'attarder plus ici. La validité de mon billet d'avion a été repoussé au maximum : donc demain, retour à Londres, puis Paris pour un petit stop afin de reprendre mes marques dans un environnement familier !
A bientôt (from Home sweet home cette fois).
Une petite nuit dans le train m'amène cette fois à Jaisalmer, aux portes du désert du Thar. Alors quoi de spécial à Jaisalmer ?? Le calme ! Les touristes ont fui cette partie de l'Inde, définitivement trop chaude et donc je me retrouve presque seul à découvrir les trésors de la ville jaune. Les havelis finement sculptés, le fort qui semble imprenable et qui domine la ville et le désert, les locaux relax, cools et agréables à discuter (une mention spéciale à Soda, un jeune homme du désert avec qui j'ai passé beaucoup de temps autour de "chais" brûlants quand la température extérieure était difficilement supportable et qui m'a expliqué plein de choses sur la vie -souvent difficile- dans le désert).
Petit tour de la ville :
Night time sous la douce lumière de la pleine lune :
Dans les rues calmes de la vieille ville :
Les ruelles étroites du fort servent également de terrain de jeu (of course, le criquet, sport national ici !) :
Le plan d'eau, l'espace "rafraîchissant" de Jaisalmer :
Jaisalmer, un endroit que j'ai aimé, au même titre que Jodhpur, et ce malgré le soleil brûlant en cette saison.
J'avais envie d'aller dans le désert de Thar, à la rencontres de ses habitants, hors du flot touristique... me voilà donc parti pour trois jours en compagnie de Ramdan et Ali, les chameliers respectifs de Rocket et Charlie, les chameaux, qui nous ont trimballés pendant 3 jours, à la frontière avec l'ennemi juré de l'Inde, le Pakistan.
Le désert de Thar n'est pas seulement un désert de sable. Les paysages y sont variés, allant de petites collines arides et caillouteuses, aux petits buissonnets qui essaient de pousser tant bien que mal.
C'est commun de dire que dans le désert, il fait chaud (quoiqu'il y ait des déserts glacials...). ici, j'ai vraiment compris ce que chaleur voulait dire : des températures hallucinantes (Ramdan me dit plus de 45 degrés...), un vent si chaud que l'on se croit dans un four à chaleur tournante. Du coup, pendant les heures trop chaudes, les seules occupations sont dormir, boire et lire... et manger un peu :
Et laver la vaisselle au sable était une découverte insolite pour moi, mais c'est super efficace (save the planet) :
Pendant ces trois jours, nous sommes passés par de nombreux villages installés au milieu de nulle part avec un point d'eau central qui sert aux animaux et aux hommes. Les femmes doivent porter l'eau pendant parfois des kilomètres jusqu'aux lointaines habitations :
Les bergers qui patientent...
Voila à quoi servent les préservatifs en Inde ! Je comprends mieux pourquoi l"inde est un des pays les plus touchés par le VIH en terme de population...
Un village typique :
La vie dans les villages est pittoresque, mais en cette période de l'année, la chaleur et le manque d'eau font que la plupart des activités tournent au ralenti, en attendant les pluies de la mousson qui arrivent en juin-août. Les vêtements et bijoux sont exceptionnels, mais pas de photos, ces dames ne voulant pas être dans la petite boîte.
Et les dunes enfin...
Deux nuits à la belle étoile, entouré du sable, avec le plus beau toit du monde : le ciel et ses centaines d'étoiles et la dame Lune. Un moment inoubliable, ces deux nuits dans le désert.
Charlie, mon chameau, ancien top-model, a renoué avec ses anciennes occupations :
Ombres et chameau :
Notre modeste campement :
Voilà, une bonne expérience que ce tour dans le désert !
Les rencontres :
- Soda, Ali, et Ramdan, les hommes du désert
- Charlie, mon chameau. Bon, j'avoue il n'a jamais été top model (la gueule un peu de travers, jugez vous-même !)
Next Note : Udaipur
Direction Jodhpur, la ville bleue du Rajasthan. En chemin, des couleurs encore et les mains vieillies de ma voisine de bus :
Jodhpur, autant vous le dire déjà, m'a conquis : ce fort qui surplombe la ville, ces ruelles étroites où l'on ne peut que se perdre, ses invitations spontanées dans les maisons pour prendre un thé, ces maisons au bleu si lumineux parfois... Récit de quelques jours en image :
LE MEHERANGARH PALACE
Un petit chef d'oeuvre architectural, rien que cela, un authentique palais de maharajas. Le clan Rajput y a habité pendant de nombreuses années, et le fort n'a jamais été pris. Les Rajput étaient de féroces guerriers dont la devise était : La victoire ou la mort, la mort avant le deshonneur. Tout un programme...
Effet "Pocket Simon" pour les anciens fans !
LA VIEILLE VILLE :
LES RENCONTRES AVEC LES HABITANTS
Une famille super sympa qui m'a accueilli comme un prince !
Qui a dit que les indiens avaient tous la moustache et la raie sur le côté ??!!
Couple :
Lui, il pourrait être acteur de cinéma je trouve...
Petite bouille sympatoche
LE MARCHE DES EPICES
Couleurs, odeurs, hummmmmm... et parfois mouches.
Peut-être ma préférée...
Femme qui rit, femme qui rit...
et si vous allez là bas : un régal pour les papilles : le lassi (yaourt battu) au safran et à la cardamome... Un régal...
Voilà, j'espère que cela vous donnera l'envie d'y aller, moi je suis encore sous le charme de Jodhpur.
Les rencontres :
- Radik et Judith, Republique Tchèque
Next note : Jaisalmer et le désert de Thar.
Au hasard des rues :
Une haveli, maison traditionnelle du Rajasthan
Un fantôme rose :
Un petit "pépère" :
Donc, voilà une présentation rapide de Pushkar. Une ambiance étrange, mais finalement agréable, des locaux sympathiques et pas stressés. Seule ombre au tableau : les enfants qui ont été contaminés par le virus des "one rupee" ou "give me one pen". Ce n'est pas le premier endroit bien sûr où je rencontre cela, mais ici cela s'étend aux personnes plus âgées. Petite anecdote décevante : un après-midi, je me fait inviter par des jeunes filles dans leur maison : sympa ! Je les aide à faire leur devoir d'anglais, elles m'offrent un thé, on discute tranquillement, quand après une heure, l'une d'elle me demande le fameux "one rupee", plus le "one pen", puis le "one chocolate". Vue la maison, elles n'étaient pas dans le besoin... Je leur ai dit que l'amitié pour moi, ce n'était pas cela, et suis parti, déçu bien sûr, de ces rencontres intéressées.
Les rencontres avec les touristes ont été plus fructueuses. Je tombe bizarrement sur David, un Orléanais expatrié en Bretagne. Nous nous sommes rencontrés sur le net il y a déjà plusieurs mois car vos voyages autour du monde sont un peu similaires. Et là, par hasard, nous nous retrouvons le même jour dans la même ville d'Inde... et plus, dans la même guesthouse. Des coïncidences comme celles-ci, j'en ai déjà eues pas mal pendant le voyage... Le destin sans doute ??? Bref, nous passons quelques heures ensemble à discuter de nos anecdotes, de nos galères, de nos impressions de voyage... Allez voir son blog et ses photos (je suis jaloux de quelques unes !!) : http://david707.vox.com/
Autre rencontre dans un boui-boui cette fois : Chris, un jeune Anglais, avec qui je passe la dernière journée. Nous décidons de grimper ensemble sur une colline pour avoir une vue de Pushkar... Bonne... et mauvaise idée ! Il est midi, en plein cagnard !!! La vue de la haut est un peu voilée à cause de la poussière en suspension mais je trouve, par contre, le premier singe en pleine méditation !
Les rencontres :
- David a qui je souhaite bonne continuation pour la fin du périple ! Il lui reste plus de temps que moi, c'est po juste.
Et ouais, devant la piscine de l'hôtel, on ne se refuse rien pour 100 rupees ! je vous laisse faire la conversion...
- Chris, England.