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Holà, bon Chintow est un peu lourd en ce moment car il ne cesse de m'oublier dans le sac et il me marche dessus parfois !
Mais le salar était bien sympa. Alors le bilan de notre séjour ?? Mortel ! La Bolivie comme le Pérou étaient une de nos destinations "to do absolutely", et on a bien pris notre pied. Les paysages sont vraiment jolis et très changeants. Les boliviens sont ouverts et vraiment adorables. Aucun problème pendant ce mois passé ici. L'attitude mercantile de certains péruviens n'est pas très présente ici. Mais j'ai peur que les mentalités changent ici avec le développement du tourisme. Bref.... La corruption, très présente en Bolivie, est difficilement visible par les touristes, mais les gens en parlent beaucoup : Triste record : la Bolivie est le second pays le plus corrompu au monde... La pauvreté, plus qu'au Pérou et en Equateur, est vraiment visible ici notamment sur l'Altiplano où les conditions de vie et conditions climatiques sont rudes.
Les tops
- Le lever de soleil sur le Hyana Potosi
- Le salar de Uyuni et ses paysages extraordinaires
- Le séjour dans la pampa
- Les rencontres très sympas en Bolivie
Les flops
- Les piqûres de sand flies en Amazonie : J'ai encore des séquelles plus de 3 semaines après.
Et dans le tête de Chintow, comment ca va ?
Trois mois déjà que je suis parti.... Que ça passe vite ! Tout va toujours super bien. Le voyage en solo est particulièrement appréciable : la liberté totale, y-a-t-il quelque chose de mieux ? Mais parfois, il faut accepter la solitude et faire avec, par exemple, à Cochabambe et Sucre, où je n'ai pas fait de rencontres extraordinaires et du coup, la solitude était un peu pesante. Mais ce n'est jamais très long. Au salar, j'ai rencontré des gens extraordinaires. Egalement, être seul est parfois "a pain in the ass" : J'ai eu une mauvaise expérience à la gare routière de Cochabamba puis dans les rues où un mec m'a suivi, sans doute pour me voler mes affaires... Là, j'aurais aimé être à deux ou trois... Mais j'ai réussi à m'en débarasser, ne vous inquiètez pas !
L'espagnol progresse mais c'est toujours frustrant ! Mais quelques sourires font parfois l'affaire.. A Potosi, j'ai passé du temps avec les enfants des rues cireurs de chaussuree mais que de frustrations pour comprendre leurs vies et leur expliquer ce que je fais et la vie en France
Donc tout va bien pour moi... Je continue ma route au Chili et en Argentine avant de changer de continent...
Stay tuned !
Deuxième jour du tour : Le Sud Lipez.
Mon sac est toujours absent, malgré les promesses. On se lève hyper tôt pour rien. On part finalement à 9h. Un peu pissed off ! Bon, j'essaie d'oublier ça et de profiter de la journée.
On commence par passer près des volcans de la région :
On passe ensuite près des lagunas avec des flamands roses :
On file notre route vers les paysages bizarres, un bric à brac de rochers difformes, à la Salvadore Dali :
Je fais une petite grimpette sur une des collines
On arrive au gîte. Forcément mon sac est toujours pas là. Mais, oh surprise il arrive qq heures plus tard. Ouf !! Après manger, tout le monde au lit, il est 21h, mais nous sommes tous bien crevés et demain réveil matinal encore pour voir le lever de soleil sur la luguna colarada. J'ai pas de chance aujourd'hui. J'ai loué un sac de couchage : Il ferme pas et il empeste le fuel !! Tout le monde est mort de rire, moi aussi, un peu... Ca va cailler sec cette nuit.
3eme jour :
On pars de bonne heure, après un lever de soleil un peu decevant, voir les geysers un peu plus au sud : superbe ! Les effets de lumière, le bruit et l'odeur (comme dirait notre ancien président...)
Les montagnes colorées le long du chemin
Et on arrive à la Laguna Verde, glacée pour la traditionnelle photo de groupe : nous sommes à plus de 5200 mètres...
Quelques heures plus tard, nous sommes au Chili : Direction San Pedro de Atacama... pour un peu de chaleur
Les rencontres :
bah voir l'article précédent !
Next note : Bilan de la Bolivie et San Pedro de Atacama (Chile)
Après Tupiza, vamos à Uyuni pour le clou du spectacle en Bolivie : le Salar de Uyuni ! Des années que je veux aller là bas, je réalise encore un rêve...
Les paysages entre Tupiza et Uyuni sont très variés : Far West, montagnes colorées, désert de sable, désert de sel. Le bus a parfois du mal à avancer, mais on arrive à bon port. Dans le bus je rencontre Anne, de Bruxelles, et Alexia et David, français. On arrive à Uyuni, ça caille sévère ici. On sort avec mes 3 compères avant de rentrer: Les chambres n'ont pas le chauffage et le givre apparait à l'interieur de la chambre, pas très bon signe tout ça ! Le matin, je me force à prendre une douche (pour rester digne...) : Dur dur, très dur. Les douches sont limites à l'extérieur de l'hôtel et l'eau super froide. Enfin, job done !
Le circuit que j'ai réservé part de Uyuni en Bolivie pour finir 3 jours plus tard à San Pedro de Atacama au Chili. 3 jours de 4x4 car la région est très difficilement accessible (mais en VTT sur 2 ou 3 sermaines, ça peut être fantastique, next timew maybe ?).
Le matin du départ, je rencontre mes camarades de 4x4 : Emma, australienne déjà rencontrée à Potosi, Nik, from UK, Henry, from New Zealand, Lena from Israel et Helen from UK. On voyage tous en solo : bonne ambiance immédiatement. Je tombe sur un super groupe, c'est bien cool. Mon sac est mis dans un autre 4x4, pourquoi ?... je ne sais pas mais je fais confiance à l'agence qui fait le tour depuis des années.
Direction le Salar de Uyuni. Le salar est un immense désert de sel créé par l'assèchement d'une ancienne mer intérieure. Je prends une grosse claque. Depuis 3 mois, j'ai vu des paysages époustouflants, mais la beauté du salar est vraiment incroyable.
Nous arrivons à un endroit ou les boliviens récoltent le sel
Près de l'hotel de sel :
Nous arrivons ensuite à La Isla des Pescaderos, endroit magique ! Imaginez une immensité blanche à la luminosité dingue, un ciel bleu azur, une ile au milieu de nulle part peuplée par d'immenses cactus. Voilà, vous y êtes. Quelques photos de cet endroit particulièrement photogénique
Les photos "artistiques"
Les photos fun (la platitude parfaite du salar permet de s'amuser un peu). Guest stars : Mister Salt et Mister Kangoo
La première soirée a été mémorable. On rencontre les irlandaises dans le gîte et la fiesta commence. Une super soirée un peu alcoolisée (non très est plus proche de la réalité, enfin avec des irlandais et des anglais, c'est dur de faire autrement !) je dois dire mais il faut bien se réchauffer par ce froid glacial (bon je sais l'alcool diminue la température corporelle, mais bon...de bons restes de pharma). Seul problème : mon sac n'est pas là, l'autre voiture est introuvable. Un peu les boules : ce sac, c'est ma vie en ce moment...
La suite dans le prochain épisode : Le Sud Lipez
Les rencontres :
- Emma, Nik, Helen, Henry et Lena : Vraiment des gens adorables, d'ailleurs
- Les Irish girls : Caroline, Louise, SInead, Marian et Irene : So much fun, méga sympa.
Ce petit monde a même réussi à changer tous mes plans de voyage. La suite dans le prochain épisode ! Laissons du suspense !
Après une autre nuit dans le bus, j'arrive à Tupiza en plein milieu de la nuit. Forcément j'ai pas réservé d'hôtel (c'est contre ma religion, laissons place à l'aventure), mais j'en trouve un pas trop loin de la gare.
Tupiza : petite ville pas encore trop envahie par les touristes (ouf...) au sud de la Bolivie, des allures de Far West en raison des montagnes autour...
Alors que faire pour se fondre dans la masse ? Et bien, prendre un cheval et aller faire une longue randonnée dans la campagne environnante ! Et c'est vrai, le paysage fait penser à un western avec John Wayne. Arridité, montagnes rouges, roses, pourpres... canons, cactus etc...
Plutôt sympa cette promenade à cheval. Bon j'ai juste failli pêter mon nouvel appareil photo qui est tombé lors d'un galot... Plus de peur que de mal, ouf... J'ai juste choppé un bon mal de cul, le classique des rando à cheval !
Voilà : Signé Chintow, l'homme qui shoote plus vite que son ombre.
Nex stop : Salar de Uyuni (tour de 4 jours, donc be patient !)... et bientôt le Chili !
Après Sucre, vamos a Potosi, pas très loin. Enfin, je dis pas très loin, mais il a fallu quand même 4 heures pour parcourir la centaine de kms qui séparent les deux villes. Il faut quand même grimper de plus de 1500 mètres à travers la Cordillera de Los Frailes.
Potosi : ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde : 4090 mètres exactement. En arrivant, on aperçoit le géant multicolore qui surplombe la ville, le CERRO RICO (la montagne riche). Pourquoi ce nom ? Explication ci-après.
Les mines
La ville est célèbre pour ses mines d'argent depuis l'époque coloniale. Elle se développe à l'époque à vitesse grand V pour devenir une des plus grandes villes du monde (200 000 habitants). Bâtiments fastieux, églises en veux-tu en voilà (plus de 80...)... Potosi fait envier le reste du monde...
Cependant, la découverte de l'argent a engendré un véritable drame humain depuis plusieurs siècles. Le plus grand "génocide" de l'époque coloniale. La cupidité des rois d'Espagne pendant la colonisation a entraîné la mort de 8 millions d'indiens et d'africains dans les mines, esclaves des conquistadores : épuisement, silicose, accident, intoxication au mercure et autres produits chimiques.
Voilà un petit document sur la traite des noirs :
Sympa non ?
Les mines continuent d'être exploitées aujourd'hui. Pas de chance pour les Boliviens : c'est au moment de l'indépendance (1925) que les mines ont commencé à être moins productives, pas de bol là-dessus...
Alors, grande question : faut-il aller visiter les mines, au risque de prendre les mineurs pour des animaux de zoo ? Question difficile. J'ai décidé d'y aller pour me rendre compte moi-même de la situation. Et j'ai bien fait. Tout d'abord, l'agence avec laquelle j'ai fait la visite reverse une somme d'argent aux mineurs, et d'après mon guide (lui même ancien mineur), les mineurs sont heureux de voir des visiteurs et d'avoir des petits cadeaux.
La visite commence par le marché des mineurs. Les mineurs sont organisés en coopérative et travaillent pour leur pomme. Ils doivent acheter la dynamite et leur outil de travail. Le marché est sympa et vivant : On achète des bâtons de dynamite pour les mineurs, des feuilles de coca et du soda. Les mineurs ne mangent pas dans les mines mais mâchent la coca all day long. Je goûte l'alcool des mineurs, le Puro, qui porte bien son nom : un alcool à 96 degrés issus de la canne à sucre. Si vous avez des souvenirs des "bronzes font du ski", ça m'a fait le même effet ! Le vendredi, c'est jour de fête ou plutôt de biture au puro : Picoler pour oublier leur dur métier...
Direction le Cerro Rico après avoir revêtu nos habits de mineurs et nos lampes... on entre dans la mine. Après quelques centaines de mètres, la température monte, la poussière envahit nos poumons (jai du perdre 5 années d'espérance de vie en 2 heures !), la progression est difficile : le noir, la poussière et bientôt un passage qui se réduit et nous oblige à marcher à 4 pattes, voire à ramper !
On visite les dieux des mineurs. Ces derniers font des offrandes à la Pachamama (la Terre Mère) et aux différents dieux pour qu'ils tombent sur des veines minières riches... Ci-dessous moa avec le démon (les âmes sensibles, ne regardez pas entre ses jambes !)
On rencontre enfin les mineurs : en effet, le travail est dur, très dur, que dis-je, presque insoutenable... Seul point positif : avec l'augmentation du prix des métaux, leurs salaires a progressé et ils gagnent plutôt bien leur vie. Je dis plutôt car cela reste 50 à 100 Bs par jour (5 à 10 euros). Par contre, leur espérance de vie, elle, ne progresse toujours pas : à 45-50 ans, ciao bello... Triste sort. J'ai essayé de remplir un seau et j'avoue qu'au bout de 5 min, j'étais en sueur : chaleur et travail physique obligent.
Photo de mauvaise qualité à l'interieur des mines (et oui la poussière !)
Retour à l'air libre : ça fait du bien de respirer autre chose que de la poussière...
On tente un essai d'explosion de dynamite à l'air libre : impressionnant, la terre tremble !
Voilà, une bonne douche et une grosse lessive sont nécessaires après tout ça... Une très bonne expérience, les mines de Potosi.
La casa real de la moneda
Les conquistadores ont construit plusieurs "maisons" pour fabriquer les pièces de monnaie pour l'Europe et le Nouveau Continent. Potosi, de part la proximité de la matière première, a eu la sienne. L'état de conservation des machines est exceptionnel : Les machines étaient d'abord mécanique, plus à la vapeur et enfin électrique... Très beau musée...
Quand je vous dit que ça caille sec ici, même les fontaines du musée sont gelées
La ville
J'ai été trés agréablement surpris par Potosi. Je m'attendais à une ville désormais assez pauvre, sans grand intérêt. Et, je tombe sur une perle rare ! Que c'est beau ! Tout ce que j'aime dans cette ville : Les maisons colorées et légèrement "corrodées" par le temps, les petites rues où il fait bon flâner (même si il fait très très froid), les marchés magnifiques, les églises coloniales très bien conservées. Du coup, j'y suis resté plus longtemps que prévu...
Harmonie des couleurs !
Les rencontres :
- Imogene, néo zélandaise, qui connait mieux la France que moi, what a shame !
- Des petites Irish girls, plutôt rares ici : ça fait plaisir de croiser des gens de son 2eme pays !
tout ce petit monde à l'Hotel The Koala, bonne ambiance, douches chaudes et... chauffage !
Vous l'avez compris, Potosi, j'ai vraiment aimé : richesse et malheurs de son passé, architecture qui me gusta mucho...
Next stop : Tupiza. Stay tuned.
Sucre : En voilà une ville qu'elle est belle comme on dit au pays ! J'ai mis deux jours de plus que prévu pour arriver ici mais j'ai bien fait de ne pas abandonner.
Sucre : Sans doute la plus jolie ville de Bolivie. Un grand changement par rapport à La Paz et à Cochabamba, une vraie bouffée d'oxygène ! Et quel climat : 25 degrés au moins en hiver, palmiers, douceur de vivre, c'est pas mal non ?? Bon, j'arrête de faire des blagues sur le climat, car il paraît que c'est pas terrible en France depuis quelques temps... Désolé !! Hi hi hi. Je rigolerai moins dans quelques jours (Salar de Uyuni : -20 degrés !!).
Pour votre culture personnelle, le nom "SUCRE" vient du nom du maréchal Sucre, qui en compagnie de Simon Bolivar, un vénézuélien, a permit à la Bolivie (qui vient du nom de son libérateur) d'accéder à l'indépendance. Bon, ça c'était pour vous la péter en société (pas toujours facile à amener comme sujet...).
Vue de la ville :
Des bâtiments coloniaux et plazas sympatoches :
Une des nombreuses (très nombreuses) églises de Sucre :
Le cimetière typique :
Le chevalier blanc... euh noir (couleurs non trafiquées) :
Bizarre, quand même, Sucre est sûrement la ville (avec Santa Cruz) la plus riche du pays et c'est aussi la ville où la pauvreté m'est apparue la plus visible, la plus "tape à l'oeil". En Bolivie, je n'ai jamais vu autant de gens mendier qu'ici. Pourquoi ? Je ne sais pas. En tout cas, ça choque ! par exemple, comme cette indienne en train de changer son bébé presque dans un caniveau puant et dégoutant à une rue des plus beaux bâtiments de la ville. Contraste saisissant....
Les rencontres :
- Eh bien ! pas grand monde à part un anglais, du coup, j'ai pu lire et lire encore, chose que je n'avais pas pu faire ces derniers temps. D'ailleurs, si vous avez des idées de romans sympas à lire en voyage (en format de poche) je suis preneur. Plus qu'un bouquin qui va se lire très vite et puis plus rien à me mettre sous la dent.
Next stop : Potosi, la ville la plus haute du monde avec ses "malheureusement" célèbres mines d'argent...
Cochabamba : Merde je suis coincé ici pour une journée, les bus pour Sucre sont complets.
Cochabamba . La ville de Bolivie où se trouve le plus grand marché. Bon, désolé, les grands marchés ne m'impressionnent plus. Surtout que je trouve que ça ne sent pas super bon ici (ou alors ce sont mes sinus que se sont débouchés après 8 jours à La Paz).
Pas grand chose à voir ici sauf :
Le Christ Redempteur : Non non décidément, après Copacabana, je ne suis toujours pas à Rio de Janeiro ! Cochabamba a voulu faire mieux que Rio et ce Christ mesure quelques centimètres de plus que le célèbre édifice de Rio.
La lumière de Dios ??!
ET la ville vu des trous de souris à l'intérieur du Christo
Voilà rien de plus à dire sur Cochabamba. L'article le plus court du blog so far !
Stay tuned : Next note : Sucre
La Paz : capitale la plus haute du monde. Bon, imbroglio diplomatique ici : Est-ce Sucre ou La Paz la capitale de la Bolivie ? Je vous laisse décider. En tout cas, ici, c'est un peu le bordel dans le Sud en partie à cause de cela d'après ce que j'ai compris et de la situaton sociale également. Et ça ne m'arrange pas vraiment car les routes sont bloquées. Enfin, tout cela me rappelle un peu la France et ses grêves incessantes du coup !
La Paz : En arrivant ici, j'ai détesté : Bordel immense, pollution, impossible de trouver un taxi, hôtels complets, bref quelques heures de galère.
Mais, j'ai découvert et apprécié La Paz, et au moment de partir, ça a été dur.
Tout d'abord le cadre : Absolument exceptionnel : Le cañon a été colonisé par l'homme dans ses moindres recoins, les maisons sont empilées partout. Plus une place pour la moindre construction ici. La ville s'est développée ensuite sur le plateau (El Alto), où les quartiers les plus populaires (voire plus que populaires malheureusement) ont vu le jour.
La Paz se moque de l'architecture et surtout du plan d'occupation des sols. Les bâtiments modernes (gratte-ciels ou autres) côtoient ici les édifices coloniaux.
La Paz aussi et ses contrastes sociaux : Les toits en tôle à coté des immeubles riches :
Et La Paz typique :
Un marché
Un garage
Une maison dans les hauteurs de la ville
Les visites :
La valle de la Luna :
Elle est faite d'éléments géologiques un peu bizarres, érodés par la pluie et le vent.
Bon pas super impressionnant mais ça permet de sortir de la pollution de La Paz pendant quelques heures.
Avec Team Hollanda ! Les marchés La Paz a d'énormes marchés : le Mercado Negro (marché noir) est le plus important. On y trouvre de tout, mais vraiment de tout (bon je rigole, j'ai cherché le dernier album de Herbert Léonard, je ne l'ai pas trouvé), donc presque tout. Autre marché passionnant : le marché de la Sorcellerie, on y déniche entre autres, des foetus de lamas séchés qui sont sensés protéger la maison ou la boutique des mauvais esprits. Bon, pas possible d'en acheter pour les gringos et difficile à mettre dans le colis pour la France... Et aussi de nombreuses boutiques d'artisanat bolivien : superbes articles (j'ai eu une journée shopping d'enfer !). Les soirées
Ma première soirée à La Paz :
Avec Hugo, grosse envie de sortir et de découvrir La Paz by night après l'arrivée un peu "merdique" racontée plus haut. Il est 22h, on trouve un bar près de l'hÖtel avec une ambiance folle. Les gens dansent. Cool : On entre. Merde ! C'est pas un bar, mais une soirée privée (des retrouvailles de copains d'école !). On nous accueille comme des rois. Cocktails ! premières rencontres avec les boliviens, vraiment trop adorables ! Bon, on finit par y aller quand même, on se sent quand même un peu de trop ! Direction : discothèque Forum. Et là, on a du mal à rentrer. Bizarre, normalement les gringos rentrent partout (gringos = dollars). On nous laisse entrer après quelques négocations bien orchestrées. Ambiance bizarre : les mecs sont en haut, les filles dans la salle du bas jusqu'à 2h du mat. A 2h c'est l'ouverture des portes (ou si je puis dire, l'ouverture de la chasse) tellement ça dragouille dans tous les sens. Marrant à voir ! Reggeaton, latino... Sympa...5 heures on rentre : demain check out a 10h...
Ma dernière soirée :
Je dois partir à Cochobamba à 22h30. J'ai le ticket de bus dans ma poche. Avant de partir, petit apéro entre français puis dîner dans un petit resto avec the French Team et Amarins (Hollanda). 22h : l'heure approche, l'ambiance est bonne. Merde ! Allez, je reste ! j'irai plus tard. Après tout, la liberté c'est peut être ça, aller où l'on veut quand on veut. Je vais redéposer mon sac à l'hôtel. On part en boite : tout d'abord une boite traditionnelle. On danse sur les rythmes locaux avec les boliviens adorables. Puis la tournée des boites ouvertes à La Paz et dégustation de Champagne... californien (pas terrible ! ). back home a 5h. L'hôtel est plein, je squatte la moquette d'une chambre (back to the roots!) en douce.
Je me lève à 9h avec quelques petits pivers dans la tête pour prendre le bus pour Cochabamba. Et cette fois ci, c'est la bonne ! Dur, que dis-je très dur de quitter La Paz et l'hôtel El Solario et sa bonne ambiance. Mais il faut que j'avance... J'ai déjà trop de retard !
Les rencontres
- Kevin, hollandais d'origine du Surinam d'origine indienne. Très très cool.
- Une palanquée de français à l'hotel, ça sent les vancances d'été en France. Philippe, Aurélie, Ludo, Massilia Crew, Fabien... Ca fait du bien de retrouver des compatriotes parfois.
Bonus : Les jeux de l'été :
Et oui, c'est l'été en France, donc supplément gratuit Jeux aussi dans le blog :
Il y a une ou des faute(s) d'orthographe dans la photo suivante. A vous de la retrouver :
Bon rien à gagner (le colis est parti), mais le premier à mettre la réponse dan un commentaire sur le blog aura toute mon estime (ça vaut de l'or ça non ??!!) !
Petit tour dans les montagnes au nord de la Paz.
6eme défi du tour du monde : Rester en vie au cours de la descente de la Death Road en VTT
La death road : La route de la mort. Une route malheureusement mythique. C'est officiellement la route la plus dangereuse au monde. Selon le Lonely Planet, 26 véhicules (bus, vélos, voitures...) basculent chaque année dans le vide... Et quand on voit le taux de remplissage des voitures et bus ici, ça peut faire mal au niveau statistique en peu de temps. Le dernier mort en date est un israelien il y à 6 semaines...
De 4600 à 1100 m, que de la descente ou presque, je fais le plein d'adrenaline !
La descente débute à 4600 metres d'altitude. J'ai de la chance, il a neigé la veille, le paysage est plutôt sympa.
C'est parti. Mon VTT semble OK alors vamos.
La première partie est goudronnée alors on fait péter les records de vitesse, ça caille sec mais ce n'est que du bonheur. Les montagnes laissent la place aux Yungas, zone de transition montagneuse et perpétuellement ou presque dans les nuages, située entre la Cordillera Real et l'Amazonie. C'est également une des zones de culture traditionnelle de la coca.
La route se gâte, plus de bitume. Des cailloux, de la boue, des ravins immenses. Le moindre faux pas et c'est fini : Ravin = mort assuré. Je m'en sors bien, les mains sont douloureuses sur la fin car continuellement sur les freins !
La chaleur augmente au fur et à mesure de la descente. On finit dans la fournaise. Mais heureusement, un petit plongeon dans une piscine locale nous attend... Nickel après l'effort.
Bien sympa donc la route de la mort (surtout quand on arrive au bout !). Bon, en faisant un peu gaffe c'est pas si terrible que ça quand même...
7ème defi : Grimper le Hyana Potosi, 6088 mètres.
Le Hyana Potosi est situé dans le Cordillera Real. Bon, là, ce n'est plus de la rigolade. 6088 mètres (j'insiste sur les 88 mètres, car c'est sûrement les plus durs), ça commence à faire. En plus, Patrice (ami pharmacien et ex-tour du mondiste) m'a mis un peu la pression la veille du départ car il était arrivé au sommet il y a quelques années.
Vendredi 13 juillet : grand départ. J'espère que ce vendredi 13 me portera chance. Je me rends compte que ça fait déjà 3 mois que j'ai quitté GSK. Le temps passe à une vitesse folle (j'en profite pour saluer la tribu GSK). Le Hyana Potosi se trouve à 3 heures de La Paz. On le découvre au loin, il est assez impressionnant.
On arrive au camp de base "bas" situé à 4700 mètres d'altitude. Une lagune d'un vert surréel borde le Hyana :
Il est beau vu d'en bas (on verra vu d'en haut) :
Il nous faut 2 heures pour rejoindre le camp de base situé à 5130 metres.
Je ferai la grimpette seul avec mon guide Hilarion car les deux filles qui devaient m'accompagner ont été malades et doivent décaler d'un jour. Enfin, nous arrivons au camp de base : goûter, puis dîner une heure après. Il est 17h. Après le coucher de soleil, dodo (18h30), comme les poules. Sauf qu'il m'est impossible de dormir avant 23heures. Il fait très froid (-10 degrés) dans le camp...
14 juillet : Plein d'évènements aujourd'hui : mariage d'Aurélie et Harold, anniv de Vivie, fête nationale et tentative de grimpette à 6088 mètres pour moi !
Et le réveil sonne à minuit ! La France qui se lêve tôt en ce 14 juillet national ! La journée commence mal : je perds une lentille, je n'avance à rien pour me préparer. 3 pantalons, 5 couches en haut, 2 paires de gants et chaussettes, harnais, chaussures de montagnes, crampons, piolet, lampe frontale. Voilà je suis prêt. Après un petit déj, on se lance. Il est 1h30 du mat´. La montée commence plutôt bien, l'avancée dans la neige n'est pas de tout repos mais je n'ai pas le mal des montagnes. Par contre, le souffle est court, mais ça va. Le froid gagne mes doigts, je n'arrive pas à me les réchauffer (je n'ai pas utilisé la solution ultime des montagnards que vous connaissez peut-être ! ).On continue. Les pauses sont de plus en plus fréquentes, manque d'oxygène et fatique obligent. 5500, 5750, 5850 mètres. En route, nous apercevons les lumières de la ville d'El Alto, près de La paz. 5850 mètres. Là débutent les choses vraiment sérieuses ! Un mur de glace de 200 mètres de haut se dresse devant nous. Scary !! Je n'ai aucune expérience de l'escalade, mais je me lance. Mes doigts sont toujours aussi gelés, je ne les sens plus, je souffre. Je m'arrête tous les 10 mètres pour reprendre mon souffle. A 30 mètres du sommet, le soleil d'une couleur rouge apparaît et teinte la neige en rouge. Mais il faut encore continuer. J'arrive enfin en haut après plus d'une heure d'ascension du mur et 5h30 en tout.. J'enlève mes gants pour réchauffer mes doigts. Je ne les sens plus, ils sont limite bleus. J'ai trop mal. Je fonds en larmes tellement la douleur est grande. Au bout de quelques minutes, ils sont enfin réchauffés. J'ai eu très peur d'avoir des engelures sur ce coup-là. Je peux maintenant admirer pleinement le paysage. Magnifique !
Victoire !
Hilarion et moi :
Les suivants (et oui presque arrivé premier en haut sur ce coup là !).
Et non ce n'est pas l'ombre des pyramides d'Egypte mais bien l'ombre du cône parfois du Hyan Potosi au petit matin.
Je n'ai pas fait tout cela pour rien, mais il est déjà temps de redescendre... en rappel cette fois, impeccable et plutôt marrant. On descend ensuite jusqu'au camp de base en 3 heures. Je suis super fatigué, mais pas encore de repos possible. Retour à 4700 mètres... ENFIN ! 11heures de marche en tout.
On prend un taxi pour rentrer, enfin l'hôtel. Je me couche, je suis malade, mais une bonne nuit de sommeil va réparer tout ça. Et un "6000" dans la poche. Prochain défi : Un 7000 dans l'Himalaya ??
Voilà, that was the Hyana Potosi experience.Who´s next ?
Stay tuned.Next note: La Paz
Après un rapide arrêt à La Paz (mais j'y reviendrai après, no soucyy), direction l'Amazonie et plus exactement Rurrenabaque, situé au nord de la Paz. Je prends l'avion pour rejoindre des amis pour un séjour dans la pampa bolivienne et aussi pour assister à un décolage de La Paz. Wahou !!! Assez flippant : tout d'abord, l'avion est un petit coucou de 12 places qui vibre au moindre coup de vent. Après quelques minutes, on survole la Cordillera Real et ses pics à plus de 6000 mètres. Survoler est vraiment le mot : on passe vraiment super près d'un des pics !! Le paysage change ensuite radicalement, la montagne laisse la place aux Yongas, puis à l'amazonie. Atterissage réussi sur la piste herbeuse de Rurre.
On sort. Humidité, température extrême (30-35 degrés). Une bonne suée en restant sur place, avant goût de mon séjour en Asie sans doute.
Pampa tour
C'est parti pour trois jours dans la pampa pour observer la faune locale avec mon harem (que des nanas à part le guide Roberto). Après 3 heures de pistes poussiéreuses (on aurait pu croire que l'on avait bronzé sur le parcours, mais en fait c'était juste une couche de poussière énorme, dommage ! ) puis 3 heures de barque pour rejoindre notre camp.
En route, beaucoup beaucoup d'animaux :
Des tortues à foison
Des caïmans
Des oiseaux, petits, grands, moyens, courtes pattes, longues pattes, colorés, noirs, blancs (bref, trop pour vous les montrer tous) :
Et aussi des animaux typiques d'ici, comme le capibara ci dessous
Que faire de plus dans la pampa ?
La recherche d'anaconda : On met les bottes et c'est parti (bon pas de chance pour moi, mes deux bottes sont trouéés...).
Nous avons trouvé un spécimen de 2 mètres de long environ, 4 ans : Scary !
L'observation du levée et du coucher de soleil (vous me dites si vous en avez marre des couchers et levées de soleil, je passerai au thême suivant !)
La pêche aux piranhas (j'en ai eu un, nananananère !), sans me faire bouffer les doigts
Mon piranha (remis à l'eau bien sûr) :
Et, moment inoubliable, la baignade avec les dauphins roses (désolé elles sont dures à photographier ces petites bêtes !!) :
Bon d'accord avec les dauphins roses mais aussi avec les piranhas, les caïmans et les anacondas (à priori sans risque d'après notre guide...)
Les rencontres :
- Roberto : guide fantastique. Natif de la région, il a un sens inné de l'écologie et de la protection des espèces (ce qui est loin d'être le cas de tous les guides) et se bat pour cette cause. Un seul mot : Bravo ! Mots d'ordre : ne pas nourrir les animaux (risque de changements de régime alimentaire), ne pas toucher les animaux (les principes actifs anti moustiques sur les mains tuent les animaux), ne pas utiliser des barques à moteur (en période de basses eaux, les hélices tuent les dauphins et autres espèces aquatiques).
- Amy (New Zealand, si vous suivez, déjà rencontrée à Arequipa) et ses cops Natalie, Cassandra and Cat, rencontrées à la Paz.
- Amarins, Holland, Danielle, UK et Marleene, Hollande
Bref, petit groupe bien sympatoche, good fun, good time...
Stay tuned : next note : Amazonia (jungle).