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Les jours suivants je retrouve Sany sur la plage où sur le bateau de son frère pour des soirées tranquilles, en écoutant les derniers tubes indonésiens ou Bob Marley (universel celui là).
Je me rends dans un premier temps au Mont AGUNG (3142 mètres, point culminant de Bali). Ce n'est pourtant pas très loin mais le trajet dure plus de 3 heures : changement de bemos (les minibus locaux), attentes, négociations mais ça vaut le coup ! Moi qui voulais du local, je suis servi ! Je me retrouve entassé entre les sacs de riz, les paniers de fruits, les objets d'artisanat et un poulet, mon plus proche voisin !
J'arrive à Sebudi, proche du temple que je veux visiter. Je me renseigne sur les logements ici : Nada, rien, niet !! Merde ! Je continue à pied vers le temple ou j'espère trouver un logement sur le chemin. Et ma bonne étoile est là : je trouve un hôtel 2 kms plus loin... Ouf, un toit pour la nuit ! Le gérant m'indique que se tient, cet après-midi, la plus grande cérémonie hindoue au temple de Besakih, le plus grand du pays. Cool. Je m'y rends à pied. Le temple est situé sur les contreforts du mont Agung. A mi-chemin, après avoir subi : la pollution des dizaines et dizaines de camions remplis de pèlerins, je cède à l'invitation de Caroline et Benjamin, couple de français installé à Kuala Lumpur (Malaisie) et je monte dans la voiture climatisée. Gros changement après des heures de suée... Des centaines de personnes sont rassemblées. On ne pourra pas assister aux cérémonies car elles sont seulement ouvertes aux pratiquants. Nous faisons une rencontre fâcheuse avec un pseudo gardien du temple avec des yeux de fou qui en veut à notre argent. La tension monte, il en vient presque aux mains, mais les carrures d'athlètes de Benjamin et moi l'en dissuadent !! Le temple est en fait un regroupement de 26 temples. C'est immense, mais on a du mal à se rendre compte de l'immensité du site car on ne peut pas tout voir d'un coup.
Bref, je repars à pied. A quelques kilomètres, un groupe de jeunes sur le bord de la route m'interpelle : ils sont en pleine préparation de mariage et décorent la maison. Ils me proposent un thé et des gâteaux indonésiens succulents (ça tombe bien, je meurs de faim !). L'accueil est chaleureux et je suis peu à peu encerclé par ces jeunes sûrement peu habitués à parler avec un voyageur. Super moment de partage. Malheureusement, la nuit tombe et j'ai encore 3 kms pour retourner à l'hôtel. Ciao amigos.
Le lendemain, je veux me rendre au Mont Batur, autre volcan important de l'île. Problème : aucun transport en commun ici, dans ces zones reculées... Je tente ma chance en stop et je suis pris par Putu et sa soeur en camion moyennant quelques rupiahs (rien n'est gratuit ici !). Pas très rapide mais je vais du point A au point B direct (avec une pause café balinais chez la soeur de Putu). J'arrive à Toya Bungkah, au pied du volcan Batur, dont je veux faire l'ascension l'après-midi même. Je ne veux pas prendre de guide et ici, c'est très très dur. Il existe un genre de cartel qui oblige les touristes à prendre un guide. Le boy de l'hôtel m'indique un chemin pour éviter le barrage des guides. Je pars mais je me fais suivre par un jeune à la figure encroûtée. Mauvaise augure... Il est hyper agressif et menaçant et veut, absolument, me vendre du coca et m'accompagner en haut... Pas envie et pas d'argent en plus... Après 15 minutes, je bouille intérieurement et il finit par se casser. J'oublie ce mauvais passage qui aurait pu mal se finir et je grimpe... Ce que j'ai pris en bas pour des fumerolles du volcan ne sont, que de la fumée et des flammes : le volcan brûle. A un moment, j'hésite à continuer car les flammes sont proches du sentier. Je tente quand même ma chance et continue, trempé de sueur, la grimpette jusqu'au cratère du volcan à 1700 m. De là, la vue sur le lac et les montagnes est superbe.
Je me presse de redescendre car le feu crépite au sommet... 4 heures plus tard, le retour est fait. Opération réussie.
Le lendemain, je continue ma route vers Lovina, sur la côte Nord de Bali (prochain article), toujours en transport public : camionnette, bus surchargé, bemo, bemo... De Lovina, je veux explorer les montagnes à mon rythme, donc je loue un scooter pour me rendre dans un premier temps à la cascade de Gitgit et son temple au coeur d'une nature luxuriante. Plutôt jolie.
Je continue la grimpette et pour la première fois depuis que je suis à Bali, j'ai presque froid ! J'arrive au temple Pura Ulan Danu Dratan, un temple hindo-bouddhiste situé sur les rives du lac Bratan. Encore un endroit très photogénique avec les montagnes et les nuages qui donnent un aspect mystique au site...
Après la cérémonie, Imade, d'un calme, d'une humilité et d'une sérénité exemplaire, m'explique la religion hindoue et sa vision de la vie. J'ai droit à ma part de peau de cochon grillée (forcément j'ai déjà goûté, j'aime pas ça, et pour me faire plaisir, il m'en offre un morceau énorme... dans ces cas-là, tu mâchouilles et tu penses à rien...). Après une heure d'échanges avec Imade et Gede je dois repartir car je suis encore loin de Lovina. Imade est la personne spirituellement la plus accomplie que j'ai rencontré depuis longtemps. Rencontre à part dans ces montagnes balinaises où les touristes passent mais s'arrêtent peu..
Je reprends mon "deux roues" pour finir ma balade à travers les rizières en terasses.
Bali enfin !! Bali, par où commencer ?? Peut-être par le commencement qui a mal commencé ! A l'aéroport, quelques mini galères : tout d'abord, je n'ai pas les bonnes devises pour acheter le visa (sur ce coup là, le Lonely Planet ne m'aura pas aidé...) et forcément pas de bureaux de change ni de distributeurs avant la douane... J'arrive à passer la douane pour quelques minutes pour aller retirer de l'argent... Première étape franchie... Ensuite, fidèle à mon habitude, je n'ai pas réservé d'hôtel. Je me renseigne et à priori Kuta, la ville proche de l'aéroport, est full... Et oui ! j'ai eu la bonne idée d'arriver le jour de la fin du Ramadan, et des milliers de javanais ont débarqué à Bali pour quelques jours de vacances... Shit... Il est plus de minuit... Je me suis levé à 3h30 du mat, j'ai pas envie de galérer avec les hôtels. Une balinaise m'aide à trouver un hôtel pas trop loin, plus cher que le budget prévu, mais pas le choix... alors je prends.