Kenya : LAKE TURKANA (Part 1/2)
PART 1 : LE CALME AVANT LA TEMPETE…
« PSF fait du camping » : tout un programme ! Nous, mes collègues et néanmoins amis et moi-même, profitons du week-end pascal prolongé pour nous changer les idées au bord du Lac Turkana, au nord du Kenya, pas très loin de notre base de Lokichoggio. Nous partons donc de bonne heure et de bonne humeur à travers les paysages arides, ponctués de quelques chameaux, termitières géantes et collines escarpées.
Après 5 heures de route, le lac enfin… qui finalement avec les vagues qui bercent son rivage fait plus penser à une mer. Les Turkanas s’affairent à l’élevage et à la pêche, revenu vital dans ce coin du Kenya particulièrement touché par les problèmes alimentaires et la pauvreté. Nous profitons de la traversée du premier groupe vers notre presqu’île pour essayer de mettre une branlée aux dames, aux jeunes locaux à l’ombre d’une cahute (enfin non, se faire mettre une branlée est plus appropriée) et explorer les environs. Déjà, les enfants turkanas nous entourent et la magie de l’écran digital des appareils photos réapparait.
Après deux heures d’attente et... début d’angoisse (le bateau ne revenant pas de cette mer agitée), nous traversons ce bout de lac pour arriver dans un petit coin de paradis. Une lagune, un hôtel quelque peu délabré mais plein de charme, une vue de dingue, perche du Nil de 26kg acheté pour peanuts… Après le rush de la montée de nos tentes, nous nous précipitons dans l’eau brûlante, bientôt suivis par quelques douzaines de jeunes Turkanas intrigués par ces blancs becs débarquant de nulle part. Le coin, tout en étant paradisiaque, reste finalement peu accessible. Un paradis sauvage et typique tout simplement, où le tourisme n’a pas anéanti la vie paisible et traditionnelle des Turkanas. Tout ce que j’aime. Apéritif de bières surchauffées dans le lac, coucher de soleil magnifique, soirée à la bougie, pleine lune, nuit à la belle étoile sous une voie lactée particulièrement incroyable ce soir, en écoutant Beirut en boucle…
Comments
Bien belles images qui font presque oublier qu'ici, à Paris, on "caille" ! ... Merci de ce partage.
Amicalement
Avec Chintow, on est dans le vrai et... je suis aux anges !
Merci pour ces "rencontres" kényanes ; sans doute irai-je un jour pour mon job mais je ne sais encore quand. Pourquoi pas un "saut" au Turkana ? :-)